CE QUE J’ATTENDRAIS DE P&G
P&G SAGA · 02
Je ne suis pas un saint. Je partirai donc du point focal de cette histoire.
Je voudrais une femme différente chaque jour. Pas pour le sexe — les femmes, la science l’a confirmé, n’en ont pas besoin. Ce que je voudrais, c’est l’accès à son savoir infini. La part inconnue du monde féminin. Celle qui est faite d’intuition et d’instinct.
Les trois minutes habituelles qui reviennent aux hommes restent le moment où l’on se vide. Et, dans la pratique, on en connaît rarement le vrai coût. Elles satisfont un instant et abîment une vie. Elles ne construisent rien.
Mais elle seule — seule une femme — peut nous rendre meilleurs.
Aimer une seule personne à la fois, intensément, de façon unique, comme si c’était la dernière fois — c’est comme gagner au loto et croire, un instant, avoir enfin compris ce que veut dire être riche. Puis tout se dissout.
L’amour fait cet effet-là. Il n’est jamais éternel. Il évolue. Il ne se renforce pas — il s’améliore, se déplace, change de performance comme une action à chaque trimestre. Comme la société où ma mère a été enfermée toute une vie : P&G.
Cet auteur ne demande rien, sinon d’être reconnu pour ce qu’il fait — pas pour ce qu’il est. La meilleure part que chacun de nous dépense en ce monde. Parce que la vie exige toujours un bilan. Et tout le monde n’a pas un comptable.
Je vous en prie.
Nando
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